Libertés en danger

Publié le par Ben

"Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte".
Victor Hugo


Nos élus UMP semblent bien partis pour multiplier les lois liberticides ces derniers temps. Après les paquets de loi Sarkozy et Perben 1 et 2 venus tuer dans l'oeuf la présomption d'innocence, pour durcir la garde à vue et renforcer les pouvoirs de la police et de l'administration aux détriments des juges, après la réactivation d'une loi sur "l'état d'urgence", datant du 3 septembre 1955 et conférant des pouvoirs discrétionnaires aux préfets tels que la possibilité d'interdire les réunions, de fermer des lieux publics ou encore de restreindre la liberté de la presse, le gouvernement s'apprête à faire passer en catimini un projet de loi très controversé intitulé DADVSI (le Droit d'Auteur et les Droits Voisins dans la Société de l'Information).

De quoi s'agit-il? Ni plus ni moins de légitimer les dispositifs techniques installés par les éditeurs et les producteurs de CD et de DVD qui permettent d'en contrôler l'usage et de punir pénalement ceux qui tenteraient de faire sauter ces dispositifs. Pour être plus clair, se fabriquer ses propres compilations à partir d'un CD, extraire un morceau  pour l'écouter sur son ordi, l'enregistrer sur son MP3, lire un DVD avec un logiciel libre ou bien le dupliquer, toutes ces pratiques de plus en plus répandues, et notamment chez les jeunes n'ayant pas les moyens d'aller dépenser 100 euros à la Fnac, seraient désormais interdites par la loi. A part "c'est n'importe quoi!", je ne sais que dire du projet DADVSI.

Accrochez-vous bien, lire un DVD par exemple avec un logiciel non autorisé par l'éditeur du DVD sera passible d'une peine maximum de trois ans de prison et 300 000 euros d'amende. Mise à part l'aspect moral de cette loi absolument lamentable en ce qui concerne la liberté de tout un chacun de pouvoir bénéficier de biens culturels sans avoir à les payer le prix fort, sa mise en oeuvre apparaît dors et déjà compliquée.

Il faudra équiper chaque ordinateur français d'un mouchard ou mettre un flic dans chaque foyer? La révolution numérique est en train de bouleverser le rapport à la culture de chaque citoyen en permettant à tous d'accéder à des informations, de les duppliquer, de les transformer, bref de se les approprier. Ce projet de loi apparaît comme un frein digne d'une autre âge à la démocratisation du savoir permise par les nouvelles technologies.

Protéger les droits d'auteur? Ce texte va beaucoup plus loin. Il s'agit bien plutôt de protéger les majors, les grosses multinationales de la communication qui aimeraient s'accaparer tous les bénéfices des NTIC.

Il s'agit également d'un grave problème de génération entre des élus pour beaucoup âgés et totalement dépassés par ces nouvelles technologies, influencés par de puissants lobbyings sachant présenter leur cause devant le Parlement ou le Gouvernement, face à des jeunes (et également des moins jeunes bien entendu) qui eux se servent à outrance de ces nouveaux outils et ne veulent et ne peuvent payer à chaque fois qu'ils veulent écouter de la musique ou voir un film.  Les élus ne les comprennent pas, exactement à l'image de Chirac à la fin du débat avec les "djeuns", peu de temps avant le référendum du 22 mai 2005, lorsqu'il déclarait: "Je ne vous comprends pas!".

Alors à ces "papys qui font de la résistance" (cela s'adresse également à certains jeunes de l'UMP qui sont déjà vieux dans leur tête) face aux nouvelles technologies et surtout face à la liberté qu'elles peuvent procurer, il faut leur dire que leur projet de loi là, il est imbécile et inapplicable.

Pour signer la pétition contre ce projet de loi et se renseigner sur celui-ci:
http://www.eucd.info/138.shtml
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Publié dans Pensée du jour

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E
c'est pas vraiment aussi simple que ce que tu dis beben. va lire le projet de loi, et ne te limite à un simple article (même s'il est très bon)! il n'est pas interdit de graver des cd, de les compresser en mp3. ce qui est interdit, c'est le fait "de porter atteinte en connaissance de cause"a une mesure technique de protection (L.335-4 al 1° du projet de loi). alors effectivement ce qui pose problème, c'est que quand techniquement le procédé de protection emepêche la lecture de l'œuvre ou sa compression, de fait il y a limitation de son usage. sauf que le consommateur est en droit d'exiger (c'est le cas aujourd'hui, et ce n'est pas modifié par le projet de loi)une utilisation normale de son phonogramme ou vidéogramme, c'est-à-dire que l'utilisation licite ne doit pas être empêchée. le gros problème et ce qui fait que ce projet est pourri, c'est que ce principe n'est pas rappelé dans la loi. mais on peut compter sur la jurisprudence pour interpréter comme il faut ce projet. <br /> en gros ce que vise le projet , c'est le p2p et les hackers. ce qui soulève un autre problème: est-ce que l'on autorise le teléchargement gratuit, et dans ce cas seuls les auteurs compositeurs seront lésés (même si ce qui sont téléchargés sont déjà multimillionnaires), puisque les majors sont suffisamment diversifiées pour vendre des lecteurs mp3, arkos, lecteurs/graveur dvd dvix (par exemple sony et son magnifique walkman...), et donc transformer le marché culturel en marché de support culturel, ou bien, est-ce qu'au contraire, on limite teléchargement, au risque de casser le marché des dvds et autre ipod ??? je n'ai pas la réponse.<br /> c'était juste un petit message pour rappeler que quand on travail a un fin juste, il faut employer des moyens justes (il faut donc être un minimum honnête dans ses propos, tant dans la forme que sur le fond)<br />
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B
La SACEM en a egalement profite pour se declarer officiellement contre les logiciels libres
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